Clavier BÉPO

Mon passage à la disposition ergonomique BÉPO

Cette année, je me suis lancé un défi, celui d’apprendre la frappe à dix doigts et en profiter pour l’apprendre en disposition clavier bépo. La variante française et libre de la disposition Dvorak.
Je ne vais pas m’étaler sur ce qu’est la disposition bépo, vous trouverez toutes les informations sur le site officiel du bépo.
L’objet de cet article est de témoigner de mon expérience de l’apprentissage du bépo, que j’utilise aujourd’hui à 100%, tant au travail qu’à domicile. Je raconte un peu ma vie, mais c’est mon expérience, et j’espère qu’elle servira à tous ceux qui hésitent à se lancer dans cette aventure.

Les premiers pas

Au commencement, au début de l’année 2012, la disposition bépo — que j’ai découverte je ne sais plus trop comment — était l’un de mes délires du moment. Il m’arrive souvent de m’intéresser à fond à quelque chose, de me documenter énormément sur le sujet, d’en parler etc. Je passe depuis toujours de lubie en lubie, sans jamais finalement aller au fond des choses. À cette époque, j’achète sur le site de Beaujoie des autocollants pour remplacer les touches de l’un des mes claviers pour en faire un clavier bépo. C’est insolite, sympa mais ça ne sert strictement à rien !

Je me retrouve avec un clavier marqué bépo. Cela pose un double problème. D’abord je tape un peu avec et j’arrête au bout de 10 minutes parce que j’ai franchement l’impression d’être le dernier des abrutis à chercher systématiquement les caractères. Comme je ne sais pas taper à l’aveugle en AZERTY, j’ai eu pendant plusieurs mois deux claviers sur mon bureau, au cas où j’aurais soudainement envie de me remettre au bépo. Ça prend de la place, ça prend la poussière, bref ça prend la tête.

Remotivation, cette fois je m’y mets vraiment

Début 2013, je me suis fait offrir pour mon anniversaire un clavier TypeMatrix 2030. Il me tentait depuis un moment mais il est assez cher, et comme je voulais un clavier marqué bépo, j’avais peur que ça soit comme le coup des autocollants. Je reçois le clavier flambant neuf marqué bépo avec une skin sans marquage. Cette fois je ne vois pas les touches, il faut bien que je me mettes à taper à l’aveugle !
La skin sans marquage n’était pas non plus une bonne idée, pour la simple et bonne raison que je ne connais pas par cœur la disposition AZERTY et que je ne suis pas seul à utiliser l’ordinateur, c’est pas top ! Le problème a été résolu en achetant une skin AZERTY.

J’en ai profité pour installer le PKL bépo sous Windows au travail. Le PKL a deux avantages selon mon expérience. D’une part il vous permet d’utiliser la disposition bépo sans avoir les droits d’administration sur votre poste de travail; d’autre part parce que comme il change les caractères « à la volée », vous pouvez bénéficier du bépo automatiquement sous Putty en vous connectant à vos machines UNIX ou GNU/Linux ou même sous Citrix, Terminal Server etc. La première raison n’était pas un problème pour moi, la deuxième était absolument nécessaire.

Je me retrouve avec deux claviers différents (un Dell SK-8115 et un TypeMatrix 2030) tous deux marqués AZERTY, deux systèmes d’exploitation différents (Windows XP au travail et différents distributions GNU/Linux à la maison) configurés pour une saisie en bépo. Il n’y a plus qu’à…

L’apprentissage

Bien que le bépo soit optimisé pour la frappe à dix doigts et très bien pensé, apprendre la dactylographie, disons-le, c’est long, difficile et fastidieux. Cela dit d’après une expérience d’August Dvorak en personne il faut trois fois moins de temps pour apprendre le clavier Dvorak que le QWERTY.

J’ai utilisé pendant un moment le logiciel Klavaro, un logiciel d’apprentissage de la dactylographie libre disponible sous GNU/Linux par simple apt-get, yum, pacman (ou tout ce que vous voulez ;-)) mais aussi sous Windows. Klavaro prend en charge par défaut la disposition bépo, ce qui se fait malheureusement assez rare dans le marché des logiciels de dactylographie.Là je me suis tapé — dans tous les sens du terme — les exercices du type « e t e t et et et et ette ette ette », puis « i s i s is » etc.

Une chose intéressante aussi à faire de se taper des trigrammes pour avoir les automatismes sur les séquences de caractères les plus couramment rencontrées dans la langue française. Il y a pas mal de trigrammes et combinaisons qui vont postés sur le forum bepo.fr. Je peux vous dire que c’est une méthode très efficace, je ne fais quasiment jamais de faute sur ces séquences de caractères.

Après ça j’ai commencé à avoir une vitesse de frappe acceptable (pour moi à l’époque) d’environ 30 mots par minute. À ce stade, après avoir beaucoup galéré, on commence vraiment à apprécier, ça commence à porter ses fruits.

Le « perfectionnement »

À trente mots par minute, j’ai commencé à faire des tests sur quelques sites de dactylographie, principalement 10fastfingers et typingtesthq.com (anciennement keyhero.com). Je suis passé de 34 à plus de 50 mots par minute de moyenne sur ce dernier site.
Sur 10fastfingers.com, ce sont des suites de mots courants et j’ai rencontré des bugs, notamment quand il y a des accents circonflexes, ce qui assez gênant. typingtesthq.com propose des citations pour la plupart assez courtes, j’aime bien ce site. Par contre c’est en Flash et ça a tendance de temps en temps à vous surévaluer (si vous passez directement de 30 à 70 mots par minute c’est certainement que ça a bogué).
Pour des textes plus longs, je fais de temps en temps des tests sur le site de tazzon, il propose des fonctionnalités intéressantes comme les fantômes ou la possibilité de choisir dans les options d’avoir (ou pas) les guillemets français («,»), les majuscules accentuées (É, À, Ê, Ç), les vrais points de suspension (…) etc. dans les textes. Il lui manque juste le suivi des statistiques.

Conclusion

Je tape aujourd’hui en moyenne à plus de 50 mots par minute sans ne jamais avoir progressé en précision, j’ai toujours été en moyenne entre 97 et 98%, ce qui me laisse une bonne marge de manœuvre pour atteindre une vitesse plus importante. Je suis absolument heureux de taper à dix doigts, sans regarder le clavier et dans une disposition ergonomique. Même si ça demande un gros investissement, il en vaut bien sûr la peine. Je tape plus vite, avec un meilleure précision qu’en AZERTY, et en m’évitant les allers-retours incessants des yeux entre le clavier et l’écran. Quand je pense que je taperai sur un clavier certainement tout le reste de ma vie, le temps et les problèmes de poignets etc. que j’économise, je suis vraiment enchanté.
Pourquoi ne pas tenter l’expérience ?

Mon expérience de la résiliation Gras Savoye, suite et fin.

Je vous avais raconté ici comment Gras Savoye se moquait de moi concernant la résiliation de l’assurance mobile.
La suite n’est pas très palpitante, mais il convenait ici de raconter toute mon expérience, du début à la fin.

Je ne sais pas s’ils ont essayé ou pas de me prélever au mois d’août, étant donné que j’ai fait opposition à la banque, je n’ai de toute manière rien payé ce mois-ci.

Je n’ai toujours pas eu de nouvelle écrite, mais à ma grande surprise, un virement a été effectuée sur mon compte par Gras Savoye et estampillé «REMB. TRANQUILASSUR». J’attends tout de même de savoir si la résiliation est effective…

Pour moi l’affaire est close. Gras Savoye m’a remboursé. Ils ne m’auront plus jamais comme client.
J’espère que ce petit témoignage vous aura servi.

Mon expérience de la résiliation Gras Savoye, Arnaque ?

Comme beaucoup de personnes, je suis confronté à des problèmes de résiliation de l’assurance pour téléphones mobiles proposée lors de la souscription d’un forfait avec mobile chez Bouygues Telecom, soit Gras Savoye (au moins jusqu’en mai 2011, Bouygues Telecom ayant paraît-il décidé de changer suite aux nombreuses plaintes de ses clients). Arnaque ?

J’ai vu des tonnes de témoignages sur le web (voir par exemple chez commentcamarche.net, lesarnaques.com et même chez Numerama). Comme souvent on ne connaît pas le fin mot de l’histoire, j’ai donc décidé de raconter ici ma propre expérience.

Si vous êtes arrivés sur cette page, c’est certainement que vous aussi vous vous sentez escroqués. Comme vous, ça a commencé par une souscription à un abonnement chez Bouygues Telecom, où à coup d’arguments assez convaincants on vous a fait signer un contrat d’assurance pour votre mobile — «Vous savez, le smartphone que vous prenez vaut plusieurs centaines d’euros. Avec l’assurance si vous le cassez il sera remplacé par un neuf immédiatement, pour seulement 8,90€ par mois, bla bla bla, bla bla bla». C’était en mai 2011. J’avais souscrit à un abonnement avec le Samsung Galaxy S.

Presque deux ans se passent, je résilie mon contrat chez Bouygues grâce à la loi Chatel et me renseigne pour résilier l’assurance Gras Savoye qui ne m’a servi à rien. J’apprends que c’est trop tard et je suis reparti pour un an. Tant pis, j’ai encore le téléphone, mon premier smartphone j’y tiens, la résiliation ce sera pour l’année prochaine. Je note dans mon calendrier «Gras Savoye à résilier en avril 2013» (j’aurais pu la résilier tout de suite pour l’année d’après mais il faut croire que j’aime vivre dans le danger…).

Mon contrat date du 13/05/2011, et la date d’échéance annuelle est selon Gras Savoye le 12/04.
Concernant la résiliation la notice stipule qu’elle se fait «par lettre recommandée avec demande d’avis de réception envoyée au plus tard 1 mois avant l’échéance annuelle, à Gras Savoye / Assurance Clubs Bouygues Télécom – TSA 30 001 – 45911 Orléans Cedex 9.».
J’envoie ma lettre de résiliation le 12/04/2013 en demandant la résiliation de mon contrat et l’arrêt des prélèvements, soit l’ultime date pour que la résiliation soit effective au 13/05/2013.
Pas de nouvelle, bonne nouvelle, me voilà tranquille avec ça…

Juillet 2013, à ma grande surprise, je suis toujours prélevé de 8,90€ par mois par Gras Savoye. J’essaye de les contacter et je tombe sur un répondeur qui m’indique que pour les résiliations il faut envoyer un e-mail à l’adresse stopba@grassavoye.com (vous pouvez noter que ce n’est pas tout à fait ce qui est écrit dans la notice).
J’envoie donc le 18/07/2013 un e-mail à cette adresse pour leur demander à nouveau de résilier mon contrat et bien sûr de me rembourser les sommes prélevées indûment. Copie de la lettre et récépissé de l’envoi du recommandé en pièces-jointes.

C’est sans compter sur la réponse que je reçois le 30/07/2013. Là où j’attendais un remboursement rapide et des excuses pour cette terrible maladresse, c’est au bout de 12 jours qu’on m’apporte une réponse quelque peu désagréable. Ils commencent par me rappeler les dates du 13/05/2011 pour la souscription et du 12/04 de chaque année pour l’échéance. Jusque là tout va bien. Sauf qu’ils finissent par m’expliquer que pour eux, la lettre leur est parvenue le 15/04/2013 et que donc la résiliation sera effective le 12/05/2014 et qu’ils continueront bien sûr de me prélever jusqu’à cette date !!!!!

C’est reparti pour un nouvel e-mail, cette fois-ci pour leur apprendre à lire étant donné que mon tampon de La Poste à moi est daté du 12/04/2013 et que c’est bien la date à laquelle j’ai envoyé ma lettre de résiliation. Le lecteur averti aura remarqué que le verbe «envoyer» est le même que celui utilisé dans la notice.

Je ne suis pas le seul à avoir des griefs contre Gras Savoye, je vous laisse si vous le souhaitez regarder le témoignage d’une autre personne qui se sent arnaquée:

La suite au prochain épisode…

Astuce – Retourner depuis i3 à GDM sans tuer votre session

Je suis passé depuis quelques temps à i3wm.
Nous sommes plusieurs à utiliser mon PC et se posait le problème de passer d’un utilisateur à une autre et à part $mod+Shift+E pour quitter (et tuer) votre session, i3 ne fournit pas de moyen de changer d’utilisateur, à l’instar de la fonctionnalité « Changer d’utilisateur » de GNOME.

Pour faire cela, il faut s’adresser à GDM via la commande gdmflexiserver. Voici ce qu’il faudra ajouter à votre fichier ~/.i3/config pour associer à la combinaison de touches Super+Alt+Q au retour à GDM:

# Retourner à gdm sans killer i3
bindsym $mod+Shift+Q exec gdmflexiserver --new

Notez que cette astuce ne fonctionne bien évidemment que si vous avez GDM comme gestionnaire de connexion. Je ne sais comment ça marche avec d’autres comme XDM, KDM ou encore SLiM.

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Connecter votre agenda Owncloud à Firefox OS via CalDAV

Alors que qu’il est quasiment impossible de trouver une application gratuite ou même libre correcte pour vous connecter via CalDAV à un calendrier sous Android, l’application Agenda fournie par défaut sous Firefox OS vous permet de façon simple est rapide de le faire.

Je parlerai ici de la connexion de l’application Agenda à un calendrier Owncloud.
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firewall

Ajouter un nouveau service et l’ouvrir sous firewalld – Fedora 18

À partir de Fedora 18, le firewall est désormais géré par le démon firewalld.

Cet article vous présentera comment ajouter un service personnalisé avec les nouveau outils disponibles sous Fedora et par défaut sous Fedora 18 à la main (c’est-à-dire sans l’outil en ligne de commande firewall-cmd ni l’outil graphique firewall-config).
Je prendrai l’exemple de l’ouverture d’un port pour le client BitTorrent Transmission, nous prendrons le port 51413 couramment utilisé par Transmission.
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Permettre le montage automatique des disques externes sous Fedora 17

Si comme moi votre machine « familiale » tourne sous Fedora, vous avez certainement eu la réaction suivante si vous êtes le seul administrateur : « Mais euh! Quand je mets ma clé USB, ça me demande ton mot de passe pour l’ouvrir ! ».

Pour résoudre ce problème, il faut se ballader dans les méandres de PolicyKit.
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